La trottinette électrique ne disparaît pas, elle s’accumule. Dans les caves, les placards, ou pire, sur les trottoirs, chaque engin hors d’usage s’ajoute à une montagne de déchets techniques qui ne cesse de croître. Les règles sont claires, mais la réalité souvent plus floue : chaque année, la France doit gérer des tonnes d’appareils usagés, dont la gestion s’avère bien plus complexe qu’il n’y paraît. Abandonner sa trottinette en douce, c’est risquer l’amende, mais surtout participer à un gâchis de ressources et à une pollution évitable. Pourtant, les solutions existent, encore faut-il les connaître et les appliquer.
Pourquoi les trottinettes électriques sont-elles concernées par le recyclage des appareils électroniques ?
Les trottinettes électriques font partie intégrante de la catégorie des EDPM (engins de déplacement personnel motorisés). Sous leur allure minimaliste, elles embarquent une batterie au lithium ou parfois au plomb, véritables concentrés de métaux stratégiques. Ces batteries, à la fois puissantes et fragiles, contiennent des substances comme le lithium, le nickel, le cobalt, le manganèse, ou encore, pour les modèles plus anciens, du plomb et de l’acide sulfurique. Leur gestion fait donc l’objet d’une réglementation stricte, à la hauteur des risques écologiques et sanitaires qu’elles représentent.
Déposer une trottinette ou sa batterie dans une poubelle ordinaire, sur un trottoir, ou pire, dans la nature, n’a rien d’anodin. Les conséquences sont directes : pollution des sols, des eaux, et mise en danger de la santé publique, surtout avec les batteries au plomb dont la toxicité n’est plus à démontrer. Les filières françaises, encadrées par la réglementation européenne, ont justement été construites pour assurer la collecte et le traitement de ces déchets particuliers.
Voici ce que permet le recyclage des batteries et des trottinettes électriques :
- Jusqu’à 60 % d’une batterie au lithium peut être recyclé grâce à des procédés industriels de pointe.
- Les métaux stratégiques sont extraits et réutilisés, ce qui limite le recours à l’extraction minière.
- Un traitement responsable réduit l’accumulation de déchets dangereux et protège l’environnement.
Les trottinettes électriques, tout comme les smartphones ou les ordinateurs, s’intègrent donc naturellement dans la dynamique du recyclage. Cette démarche joue un rôle clé pour préserver les ressources et encourager une mobilité urbaine plus responsable.
Appareils électriques et électroniques : quelles catégories sont prises en charge par les filières de recyclage ?
Le recyclage des équipements électriques ne s’arrête pas aux téléphones portables ou aux ordinateurs. Aujourd’hui, le dispositif français couvre une large gamme d’appareils : trottinettes électriques, EDPM comme les hoverboards ou skateboards motorisés, mais aussi les outils de bricolage, les petits électroménagers, et bien d’autres encore. Dès qu’un appareil fonctionne à l’électricité ou via une batterie, il entre dans le champ des filières agréées.
Les batteries, quant à elles, représentent un défi particulier. Celles des trottinettes électriques, qu’elles soient au lithium ou au plomb, sont composées de métaux précieux et parfois toxiques. Le recyclage atteint aujourd’hui 60 % pour le lithium. Plusieurs acteurs spécialisés, comme Corepile ou E-Watts, gèrent la collecte et le traitement de ces batteries en fin de vie. Corepile, reconnu pour son expertise, organise la valorisation des accumulateurs issus des engins de déplacement personnel. E-Watts, pour sa part, propose une traçabilité rigoureuse des batteries de trottinettes collectées, en partenariat avec Corepile.
Pour se débarrasser correctement de son appareil ou de sa batterie, il existe plusieurs options :
- Apporter la trottinette entière dans un centre de recyclage ou une déchetterie pour une prise en charge globale.
- Déposer la batterie séparément dans un magasin spécialisé ou dans un point de collecte Corepile ou E-Watts.
Ce circuit encadré garantit la valorisation des métaux et matériaux, limite l’enfouissement et inscrit chaque appareil dans une logique de cycle de recyclage maîtrisé.
Où et comment recycler efficacement sa trottinette électrique : solutions pratiques et adresses utiles
Recycler une trottinette électrique, ce n’est pas juste la déposer au coin de la rue. Plusieurs solutions s’offrent à chacun, en fonction de l’état de l’appareil et de la configuration locale. La méthode la plus directe consiste à apporter l’engin, complet, en déchetterie ou en centre de recyclage. Ces structures ont l’habitude de traiter aussi bien les éléments plastiques que les composants électroniques ou métalliques, sans oublier la batterie intégrée.
Les batteries usagées, qu’elles soient au lithium ou au plomb, doivent bénéficier d’une prise en charge spécifique. Il suffit de les rapporter dans un magasin spécialisé ou dans un point de collecte agréé comme Corepile ou E-Watts, qui assurent un traitement sécurisé et une valorisation optimale des matériaux.
Pour ceux qui souhaitent prolonger la vie de leur trottinette, la revente ou le don restent des alternatives pertinentes, à condition de vérifier l’état de la batterie et de garantir la sécurité de l’appareil. Plateformes en ligne, associations de quartier ou enseignes spécialisées peuvent accueillir ces engins pour leur offrir une seconde jeunesse.
Certains fabricants mettent aussi en place des programmes de reprise ou d’échange. Pour en bénéficier, consultez leur site, ou renseignez-vous auprès de votre revendeur. L’ADEME propose un outil de localisation très utile pour retrouver facilement les points de collecte proches de chez soi.
Voici les principales solutions à disposition pour recycler ou donner une trottinette électrique :
- Centre de recyclage ou déchetterie pour l’appareil entier
- Magasin spécialisé, Corepile, E-Watts pour la batterie seule
- Plateforme de revente, association caritative pour le réemploi
En choisissant l’une de ces voies, on inscrit sa trottinette dans un cycle vertueux : chaque étape, du démontage au traitement des matériaux, participe à la réduction des déchets électroniques et à la préservation des ressources naturelles.
Adopter les bons réflexes pour protéger l’environnement et encourager le recyclage responsable
Gérer une trottinette électrique en fin de vie ne se limite pas à la déposer dans le bon bac. Tout commence par quelques gestes simples : stocker la batterie à l’abri des écarts de température, éviter qu’elle ne se décharge complètement, et recourir à un chargeur adapté. Ces précautions prolongent la durée de vie de l’appareil et limitent la production de déchets inutiles.
Lorsqu’on transmet sa trottinette, il est recommandé de penser à la désenregistrer : cela facilite les démarches de revente ou de don, tout en assurant la traçabilité du véhicule. Ce détail administratif, souvent négligé, s’avère précieux pour l’acheteur comme pour le vendeur.
La sécurité de l’engin passe aussi par l’équipement. Investir dans un antivol solide, opter pour le marquage ICA Bike et vérifier sa couverture d’assurance, c’est protéger sa trottinette, mais aussi faciliter son identification et son retour en cas de vol ou de perte. Les forces de l’ordre, grâce au marquage, peuvent retrouver plus efficacement les appareils.
Enfin, intégrer sa trottinette au sein d’une véritable économie circulaire n’a rien d’abstrait : recycler la batterie, réutiliser les pièces, éviter le gaspillage, c’est peser concrètement sur l’empreinte environnementale de la mobilité urbaine.
Pour résumer les gestes à privilégier :
- Manipuler la batterie avec précaution
- Désenregistrer l’appareil lors d’un transfert
- Utiliser un antivol et procéder au marquage
- Recycler chaque composant dans une filière adaptée
La prochaine fois que votre trottinette électrique s’essouffle, souvenez-vous que la laisser derrière soi n’est pas une fatalité. Chaque appareil correctement recyclé écrit une page de plus dans l’histoire d’une ville plus propre et d’une mobilité vraiment durable.

